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Cesis - Sigulda - Tureida


De la frontière à RIGA, par CESIS, SIGULDA et TUREIDA

 

Le passage de la frontière est des plus anonymes ; on note juste un dégradation manifeste du réseau routier et un côté un peu plus relâché, côté Lettonie, on se sent déjà plus au sud…

Beaucoup de choses sont manifestement à l'abandon et attendent la manne de l"UE pour reprendre vie.
Au niveau d'AINAZI, on tourne à gauche en direction de VALMIERA pour rejoindre directement CESIS.

CESIS

C"est une petite ville de province d’environ 19 000 habitants, considérée comme la plus authentiquement lettone du pays, sans doute parce que les lettons y sont majoritaires par rapport aux russes (16000 contre 2500).
On est à l’entrée de la Vallée et du Parc Naturel de Gauja, région très favorable au tourisme et à la randonnée et toute entière dédiée aux amoureux de la nature.
L’attraction majeure de CESIS est son château-fort construit au début du XIII° par les chevaliers Porte-Glaive et, à ce titre, CESIS fit partie intégrante  de la Hanse teutonique.

 

bon à savoir

Les Chevaliers Porte-Glaive ou Frères de l'Épée sont un ordre militaire organisé en 1202 par Albert de Buxhoeveden, évêque de Livonie, et composé de « moines guerriers » germaniques dans le but de christianiser les populations baltes. Leurs ègles sont similaires à celles des Templiers. Ils sont connus également d'Ordre livonien. Les membres de cet ordre portaient une robe de serge blanche avec chape noire, deux glaives rouges croisés de noir brodés sur la poitrine, un autre à l'épaule gauche.
Les Frères furent pratiquement annihilés par les Lituaniens et les Semigalliens à la bataille de Šiauliai en 1236. Par conséquence la confrérie fut incorporée l'année suivante à l'ordre des Chevaliers teutoniques. À partir de ce moment, ils furent sur tous les points (règle, habillement et activité) une branche autonome de l'Ordre teutonique, avec leur propre Maître (qui était sujet de jure du Grand-Maître de l'Ordre teutonique). Entre 1237 et 1290 ils conquirent en totalité la Courlande, la Livonie et la Semigallie. En 1346 l'ordre acheta le reste de l'Estonie au roi du Danemark Valdemar IV.
L'ordre teutonique sombra dans le déclin après sa défaite à la bataille de Grunwald en 1410 puis la sécularisation de ses territoires prussiens par Albert de Prusse en 1525, mais l'ordre de Livonie parvint à maintenir une existence indépendante. Pendant la guerre de Livonie, cependant, ils souffrirent de la défaite décisive que leur infligèrent les troupes de la Russie moscovite à la bataille d'Ergeme en 1560. L'ordre de Livonie chercha alors une protection auprès du roi Sigismond II Auguste, qui était intervenu au cours d'une guerre entre l'évêque Guillaume de Rīga et les frères en 1557.
Après être parvenu à un accord avec le roi polonais et ses représentants (particulièrement Mikołaj « Czarny » Radziwiłł), le dernier maître, Gotthard Kettler, sécularisa l'ordre et se convertit au luthéranisme. Dans la partie méridionale des domaines appartenant aux Frères il créa pour sa famille le duché de Courlande et de Semigallie. La plupart des terres restantes furent confisquées par le royaume polono-lithuanien. Le Nord de l'Estonie fut repris par le Danemark et la Suède.
Le cinquantième et dernier grand-maître de cet ordre Gotthard Kettler, après s'être converti au Luthéranisme, céda la Livonie à Sigismond II Auguste, roi de Pologne, et devint duc de Courlande suite au Pacte de Wilno, le 28 novembre 1561.
source wikipedia

 

Cette massive forteresse, remaniée au fil des siècles et des guerres, multiples en ces contrées, reste très évocatrice grâce à une restauration attentive et respectueuse. Le château est entouré d’un joli parc avec pièce d’eau qui invite à la promenade, à l’ombre de la fière citadelle.

Pour le reste, l’essentiel de la vieille ville se concentre autour de la rue principale, LIETA KATRINA et de la rue RIGAS. A voir, l’imposante église St Jean, fondée à la fin du XIII°. Tout autour, l’habitat est dans « l’état » et l’on peut constater que, si dans les capitales, les traces d’une évolution commerciale vont de pair avec une rénovation pas toujours heureuse, on trouve ici, en province, une atmosphère proche de celle des années 70, la liberté en plus. Les 20 années à venir balaieront sans doute cette image d’une époque révolue mais il faut savoir profiter de cette situation transitoire en espérant qu’un parfum de nostalgie subsistera au-delà de la « marketisation » du territoire ; en attendant on peut musarder dans de vieilles rues mal pavées bordées de vieilles demeures en bois pleines de charme, lieux où le temps semble suspendu…

On quitte CESIS pour prendre la route A2 qui vient de Russie, distante d’à peine 130 km, et l’on prend, à droite, la direction de RIGA pour aller rendre visite aux beaux châteaux de SIGULDA et de TURAIDA.

SIGULDA et TURAIDA

La forteresse fut bâtie sur les hauteurs en 1207 par les chevaliers Porte-Glaive. Ravagée par la Guerre du Nord au début du XVIII°, il en subsiste de belles et romantiques ruines qui sont maintenues en l’état et peuvent accueillir spectacles et représentations. Le château « moderne » qui lui fait face fut construit aux XVIII° et XIX°. De SIGULDA, on retraverse la route et l’on prend la P8 pour se rendre à TURAIDA, dominée par la formidable place forte en briques rouges (1214), ancien palais de l’archevêque de RIGA, Albert. En 1776, ayant perdu de son importance stratégique, il fut en grande partie ravagé par l’explosion d’une réserve de poudre et par l’incendie qui s’en suivit. Sa restauration entreprise après 1970 permet aujourd’hui d’en apprécier la structure et de visiter un musée installé dans un vaste grenier du XV°. Beau parc alentour, avec circuit de promenade et de randonnées.

Retour sur la route principale qui nous mène directement à RIGA, notre prochaine étape.