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Metz, Monter jusqu’à l’Acropole…

Monter jusqu'à l"Acropole…


Cette deuxième déambulation urbaine concerne la ville haute, lieu originel où fut fondée la ville de Metz. C’est en effet sur la colline Sainte Croix que, vers 3500 b.c. les premiers occupants vont se fixer, au néolithique moyen. Les Celtes, du VI° au III° siècle av.j.c créeront le premier espace urbain de ce qui allait devenir la Divodonum des romains. C’est sous leur impulsion que dés le premier siècle ap.j.c. la ville va prendre son essor et se développer au-delà des limites naturelles de la colline Ste Croix.

 

On part de la place des Paraiges, près du quartier Saint Jacques, bordée sur le côté droit de forts immeubles de la période allemande (1910). On remonte en Fournirue (l’ancien « decumanus maximus », axe de circulation est/ouest qui reliait Reims et Strasbourg), pour s’arrêter rapidement sur le côté gauche, au niveau de la rue des Murs, à la célèbre Maison des Têtes. Edifiée en 1529 par un orfèvre, sa façade est agrémentée de cinq bustes. De structure gothique, sa décoration exprime déjà le goût de la Renaissance. A noter une scène de chasse au lion sur le tympan d’une des portes. Prendre en face, à droite, en Jurue (l’ancienne rue des juifs) qui fait une fourche avec la rue d’enfer (la via inferior romaine) au pied de laquelle se trouvait la synagogue érigée au XI° siècle. Au centre de la fourche, bel ensemble de constructions dont la maison où vécut Rabelais de 1545 à 1547. Parallèlement à une activité de « médecin », il y rédigea une partie du livre de Pantagruel. La chapelle St Genest jouxte la maison de Rabelais. Intéressant hôtel particulier gothique du XII°, ce fut d’abord un bâtiment civil, acquis plus tard par l’Ordre des Chevaliers de Malte au milieu du XVI° siècle. L’entrée d’en Jurue est surplombée par une arcade correspondant à l’ancienne porte qui fermait le quartier, à la nuit tombée. Parvenu au bout de l’enfer, la rue, on tombe sur la rue de l’abbé Risse. Une ouverture dans le mur permet de lorgner sur les bâtiments de l’ancien monastère des Récollets, curieusement fermés à la visite, le week-end. Fondé en 1230 par les Cordeliers, le monastère abrite aujourd’hui l’Institut Européen d’Ecologie.
On tourne de suite à droite dans la rue des Récollets, sinon, on pourra s’offrir une petite variante en poursuivant la rue de l’Abbé Risse pour dominer Metz par le jardin des Tanneurs (belle vue !).
Dans la rue des Récollets, on longe l’arrière de la chapelle de la maternité, ancien hôtel de la Bulette.
A gauche, au numéro 8, belle porte décorée de figures et de cornes d’abondances. On raccorde la rue de la Glacière, haute et étroite qui parvient à la place Sainte Jeanne d’Arc. Côté gauche, au n° 4, une plaque indique la maison natale du compositeur Gabriel Pierné.
Sur la place Jeanne d’Arc s’élève l’église Saint Ségolène, érigée dés le X° siècle mais entièrement reconstruite dans le style néogothique, à la fin du XIX° siècle. La remontée depuis la place se fait par la rue des Trinitaires. A droite, l’ancien carmel est devenu salle de spectacles. Joli voyage dans le temps au gré des intéressantes façades aux numéros 9, 11 et 13. Arrivé à l’angle de la rue du Haut-Poirier se découvre l’hôtel Saint Livier, précédé de l’église des Trinitaires, édifiée sans grâce en 1720 dans le style Régence. Avec l’hôtel Saint Livier se ressent à nouveau l’influence italienne qui souffla sur Metz à partir du XIII° siècle ; tour haute, à la manière d’un donjon, murs crénelés dissimulant les toitures basses. On remarque à nouveau de jolies fenêtres hautes à tympans trilobés du XIII° siècle.
Saint Livier, officier romain, défendit Metz en 451 contre les Huns, conduits par Attila. L’hôtel Saint Livier a accueilli Charles Quint en 1540. Nous sommes maintenant sur la place Sainte Croix, point haut de la ville avec 183 mètres d’altitude. Bordée d’anciennes maisons patriciennes de style gothique, on y voit, en particulier, aujourd’hui maternité, l’ancien hôtel de la Bulette du XIII° siècle. Le bâtiment, encore paré de créneaux et d’échauguettes, rappelle par son nom, l’ancien droit perçu par la ville lors de tout acte notarié, relatif au foncier, la « bulette ».
Sur la place, près de la fontaine, on remarque avec un beau tympan orné de motifs musicaux, une maison datant de l’époque Louis XVI. De la place Sainte Croix, on reprend, en la descendant, la rue du Haut-Poirier qui nous mène à l’ensemble monumental des musées de la Cour d’Or. Réunion en un même lieu quelque peu labyrinthique de trois musées, la visite, passionnante, permet une lecture cohérente et souvent captivante de l’histoire de Metz, de ses origines au XVI° siècle.
Quittant ce lieu merveilleux, on remonte vers la place Sainte Croix pour s’engager dans la rue Taison, l’axe romain nord/sud qui permettait d’aller de Trêves à Marseille. Jolie rue piétonne bordée d’anciennes maisons et commerces des XV° et XVI° siècles, on la quitte néammoins pour prendre sur la droite, la rue de la Princerie qui offre une belle perspective sur l’arrière de l’Hôtel de Ville.
La jonction se fait en fournirue et l’on tourne à droite pour aller Place d’Armes (1750-1770). De là on peut s’intéresser au puissant Hôtel de Ville, réalisation de l’architecte J.F. Blondel, dans le style Néogothique (1764-1785). Au fond de la place, l’Office de Tourisme occupe l’ancien Corps de Garde.
Dressée devant son fronton, une statue perpétue le souvenir du Maréchal Fabert, natif de Moulins-les-Metz et qui officia sous Louis XIV. Le retour au point de départ se fait en redescendant tranquillement en Fournirue pour rejoindre la place des Paraiges. Il sera possible de faire un crochet, chemin faisant, jusqu’à la place des Charrons en descendant le rue Haute-Seille. Se trouve là, malheureusement fort décrépi, l’hôtel de Burtaigne. On poursuivra jusqu’à la rue Mazelle pour tourner à droite et aller voir l’église Saint Maximin XII°. En revenant sus ses pas, toujours par la rue Mazelle, on aboutit à la place des Paraiges.